BIOSTONE a formé plus de 200 transformateurs en techniques de transformation grâce à un projet.

L’agriculture se positionne comme un secteur stratégique pouvant contribuer à la diversification de l’économie togolaise, tout en augmentant la part de ce secteur dans le PIB. Une augmentation de la productivité locale contribuera assurément à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la réduction du chômage et à la réduction des importations alimentaire. Néanmoins, au Togo, les producteurs sont confrontés aux pertes post-récolte et aux difficultés d’écoulement de leurs récoltes, entre autres à causes des limites liées à l’acheminement des marchandises vers les centres urbains. Dans le cadre d’un projet d’horticulture urbaine et péri-urbaine, l’entreprise BIOSTONE a défini un axe stratégique d’intervention portant sur le renforcement des systèmes de traitement post-récolte.

Structurer la filière transformation agricole

Pour plusieurs raisons, la transformation agricole apparaît comme un excellent moyen de réduire les pertes post-récole et d’améliorer la chaîne de valeur de certains produits, tels que le manioc, la banane, les tubercules, les arachides et les fruits.

Dans cette optique, depuis quelques années, BIOSTONE accompagne les transformateurs, majoritairement des femmes, dans le renforcement de leurs capacités techniques, organisationnelles et matérielle, afin d’améliorer durablement le secteur de la transformation agricole. Les concertations réalisées avec les acteurs de cette filière, ont mis en exergue le fait que l’offre de produits transformés localement est de plus en plus croissante mais des problèmes liés à la technicité, au coût des matières premières ainsi qu’à la rareté des emballages, limitent les efforts de production, la mise sur le marché ainsi que la commercialisation à grande échelle. Il ya 2 ans, un voyage d’étude en Côte d’Ivoire a été organisé au bénéfice de dix transformatrices, qui ont été formées sur les normes sanitaires en agroalimentaire ainsi qu’en techniques de transformation (séchage de fruits et légumes, pâtisserie…). Cette expérience a marqué les femmes et les a conduites à remettre en question leur manière de travailler.

Par la suite, les transformatrices appuyées par BIOSTONE se sont regroupées pour former un Réseau National, une plateforme dont l’objectif est de fédérer ces entrepreneurs et de les mettre en relation pour développer leur secteur d’activité.  La première étape pour les acteurs locaux consiste à prendre conscience de ce potentiel en repérant les liens entre la qualité des produits, l’environnement local et les opportunités de marché.

 Une mise aux normes sanitaires 

Les matières premières entrant dans la transformation alimentaire sont des denrées périssables, d’origine végétale ou animale. La préparation et la conservation sont des enjeux auxquels les producteurs doivent répondre pour s’assurer de la qualité de leurs aliments et veiller à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des consommateurs.  Pour ce faire, le projet organise des visites chez les transformateurs pour vérifier leur cadre de production et évaluer leurs méthodes de travail.

La normalisation du processus de transformation est un aspect important dont les transformatrices doivent tenir compte. Cet aspect a été mis en exergue lors d’une formation technique sur les procédés de transformation agroalimentaire, dispensée par des structures spécialisés dans la transformation des produits agricoles en Afrique.

«BIOSTONE a beaucoup boosté notre structure dans l’amélioration des produits et surtout dans le changement de la manière de travailler, le respect des 5M, la marche en avant, les bonnes pratiques d’hygiène et le respect du process » a affirmé une femme entrepreneur qui a suivi la formation avec nous, productrice et transformatrice.

Développer les chaînes de valeur

 Les formations occupe représente un grand volet de l’appui apporté par le projet, car en plus du volet qualité des produits, elles ont conduit les transformatrices à travailler sur le logo, l’emballage, l’étiquetage et tous les aspects liés à la vente et au marketing. « Nous avons appris à maîtriser les chaînes de valeur  et avons compris le potentiel de l’autonomisation des femmes à travers les filières inclusives » a ajouté une dame. Le changement qui s’opère dans la vie des femmes est palpable, car en plus du réseautage qui s’effectue entre elles, au niveau personnel, elles gagnent en assurance et vont à la recherche d’opportunités pour commercialiser leurs produits. Selon une dame « nous sommes capables aujourd’hui de vendre nos produits dans les grandes surfaces grâce aux formations que BIOSTONE nous a dispensées. Nous pouvons communiquer à travers notre packaging et attirer davantage de clients ». En effet, plusieurs membres du réseau ont désormais accès aux grandes surfaces, où elles vendent leurs produits et peuvent ainsi augmenter leurs revenus.