La commercialisation des produits agricoles est l’activité d’échange des biens et des services relatifs à l’agriculture

La commercialisation des produits agricoles permet de réaliser le transfert d’un produit, du lieu de production au lieu de consommation. C’est donc une série d’activités interconnectées impliquant : la planification de la production, la culture et la récolte, le tri, le conditionnement, le transport, le stockage, les procédés agroalimentaires, la distribution et la vente. De telles activités ne peuvent se faire sans échange d’information et dépendent souvent très fortement de la disponibilité d’un financement adéquat. Les systèmes de commercialisation sont dynamiques. Ils sont compétitifs et impliquent un changement et des améliorations continus. Les activités qui prospèrent sont celles qui engendrent des coûts moins élevés, qui sont plus efficaces et qui peuvent fournir des produits de qualité. Celles qui engendrent des coûts élevés, ne s’adaptent pas aux changements de la demande du marché et qui fournissent une qualité moins élevée sont souvent menées à la faillite. La commercialisation doit être orientée vers les consommateurs et générer un profit pour le cultivateur, le transporteur, le commerçant, le transformateur, etc. Cela implique que les acteurs impliqués dans les filières de commercialisation comprennent les exigences de l’acheteur, à la fois en termes de produit mais aussi d’activité économique.

La division « commercialisation des produits agricoles » de la FAO et diverses organisations donatrices offrent un soutien aux pays en développement dans ce domaine d’activités. Ceci inclut le développement des informations sur le marché, l’extension des activités de commercialisation, des formations en commercialisation et en développement des infrastructures. Les tendances récentes concernent la montée des supermarchés et un intérêt croissant pour l’agriculture contractuelle

Quelles sont les caractéristiques du commerce des produits agricoles?

Les marchés associatifs sont localisés dans les zones de production et servent principalement de lieu de rencontre, où les agriculteurs peuvent vendre leurs produits à des commerçants. Ces marchés peuvent être occasionnels (par exemple hebdomadaires), comme les haat bazars en Inde ou au Népal, ou permanents. Les marchés de gros terminaux sont situés dans les zones urbaines majeures, où le produit est acheminé jusqu’au consommateur grâce à des échanges entre grossistes et détaillants, traiteurs, etc. Les caractéristiques des marchés de gros ont considérablement changé, en raison des changements subis par la distribution dus à la croissance urbaine, au rôle grandissant des supermarchés et à l’augmentation du pouvoir d’achat. Ces changements nécessitent des réponses quant au mode d’organisation des marchés de gros traditionnels et à leur gestion.

Le besoin de formation

Les agriculteurs considèrent souvent la commercialisation comme leur problème majeur. Cependant, alors qu’ils sont capables d’identifier des problèmes comme des prix trop bas, un manque de moyens de transport et des pertes post-récolte trop élevées, ils manquent souvent de compétences pour identifier des solutions potentielles à ces problèmes. Une commercialisation efficace implique l’apprentissage de nouvelles compétences, de nouvelles techniques et de nouveaux modes d’obtention de l’information. Les agents de développement qui travaillent avec les ministères de l’agriculture ou les ONG sont souvent bien formés pour les techniques de production horticole, mais manquent souvent de connaissance en commercialisation ou en opérations de post-récolte. C’est là qu’intervient BIOSTONE pour octroyer la formation adéquate aux agriculteurs et aux agents de développement sur la commercialisation des produits.